En attendant, voici…
un bon film… Magnolia,
une bonne musique… Wise up,
une bonne chanteuse… Aimee Mann.
En attendant, voici…
un bon film… Magnolia,
une bonne musique… Wise up,
une bonne chanteuse… Aimee Mann.
Alors je m’autoproclame Autruche 1ère et je minimise les effets en dénigrant la cause. «C’est juste un article. C’est juste de la merde. C’est quoi 40 millions d’Américains sur les milliards de gens de la planète? Y’a des choses pire que ça dans le monde.»
Ensuite, j’essaie de voir le bon côté des choses. «Au moins, ces gens-là, en principe, devraient combattre la pauvreté, protéger l’environnement, être contre la peine de mort, aimer leur prochain, promouvoir le respect de l’autre…
Voici le truc.
Déclaration : Dans notre plusssss beau pays au monde, on a le droit d’être en désaccord avec les détenteurs des pouvoirs gouvernementaux et de l’exprimer.
Voix de la foule : BRAVO!!!
Déclaration : Dans notre plussss grand pays au monde, on a le droit de se réunir et de manifester.
Voix de la foule : FÉLICITATIONS!!!
Déclaration : Évidemment, même dans notre plussss parfait pays au monde, on a besoin de la police pour maintenir l’ordre, protéger les citoyens, sécuriser la population.
Voix de la foule : D’ACCORD!!!
Déclaration : Je respecte la police et mon plussss «everything» pays au monde.
Voix de la foule : OH YEAH!!!!
Déclaration : Sauf que, même dans ce pays au sommet de tous les palmarès, ça peut sentir la charogne.
Voix de la foule : NOOOOOOOON!!!!!!!
Déclaration : Parce que des putois ont eu cette idée, des cochons l’ont approuvée et des boeufs l’ont réalisée.
Voix de la foule : BOUUHHH!!!
Pour comprendre, il faut savoir que des poulets… oups!!!… des policiers, déguisés en manifestants au Sommet de Montebello, jouaient les agents provocateurs afin de faire passer les vrais manifestants pour des pourris.
Je sors, prête à sermonner le voisin d’en face. J’entends un bruit de balayeuse. Je vois mon voisin dans l’entrée de son garage, derrière son camion, un boyau d’arrosage à la main. Tu parles d’une heure pour laver son camion. Il est 20h30 dépassé et il fait noir.
Moi en refermant la porte : C’est juste le voisin qui a l’air d’avoir tué quelqu’un, de s’être débarrasé du corps et qui maintenant efface les traces de son crime.
Quelqu’un que j’aime et respecte beaucoup a écrit et réussi à publier un livre. Je pourrais dire que je suis fière de lui. D’abord, il a eu une idée. Puis, il a osé la mettre sur papier. En fait, je l’admire énormément car il a poussé son rêve jusqu’au bout. Il a trouvé une maison d’édition, en France, et a fait imprimer son texte. Aujourd’hui, il poursuit toujours son travail en essayant de le vendre et de le faire lire.Je l’ai lu et, peut-être sans aucune objectivité, je l’ai aimé.
Voici des extraits qui m’ont particulièrement touchée :
«Qui suis-je? Je suis d’émotions ou de vide. Je hurle à la vie ou je me donne à la mort. Centré sur moi, je nie me soucier de moi mais au fond, je suis mon seul intérêt. Par mes vives émotions de rage, de pleurs ou d’affect plat, j’attends l’attention de l’autre ou son éloignement afin de mieux me recentrer sur moi. Je suis provocateur et je détiens la vérité.»
Raymond Lafrance
Un monde bipolaire
Essai psychosocial
Publibook, Paris, 2007
Je suis en visite chez mes parents. Hier, j’avais rendez-vous chez le dentiste. Un simple nettoyage de routine qui a coûté plus cher parce que je n’avais jamais fait faire de radio complète de ma mâchoire. Vous savez celle où l’on peut voir vos sinus et votre colonne vertébrale! C’est nécessaire, si si, parce que j’ai 30 ans. Ça explique tout. Mais le dentiste se fiche bien de mes sinus. Lui, il veut voir mes dents de sagesse. Je dois absolument me les faire enlever. Pourquoi absolument, je l’ignore mais il le faut. Curieusement, j’en ai seulement trois. Il m’a recommandé un chirurgien dentiste à Sherbrooke, celui qui s’est occupé de ses propres enfants. La preuve qu’il en a confiance et que je serai entre bonnes mains.
Ensuite, je suis allée faire un petit tour chez mes grands-parents, à Black Lake. Quoi? Bien sûr que je suis venue à pieds. Ben non, pas de Thetford à pieds, de chez le dentiste (qui est aussi à Black Lake). Finalement, le petit tour a duré plus longtemps, le temps d’un soupé. Malheureusement, ce n’était pas de la soupe rouge de grand-maman… parce qu’il n’y avait pas de bouillon de rôti. Ils sont vieux mes grands-parents, mais ils vont bien. Grand-papa a 79 ans et, trois fois par semaine, il va faire son conditionnement physique. Il a maintenant une télévision à écran plat. 79 ans et il a une adresse internet. 79 ans et il sait se servir d’un ordinateur. 79 ans et il fait le grand tour de l’îles de Montréal à vélo. C’est Super Grand-papa!
Aujourd’hui, il pleut et je me suis fait mettre dehors de la maison par mon père… jusqu’à 15h30… pour cause de réunion au sommet ultra secrète et confidentielle… je ne dois pas savoir avec qui ni sur quel sujet… Ah la la!
Je tenais simplement à exprimer mon contentement. Ceux qui me connaissent bien savent à quel point j’étais en colère après avoir lu le 6ème tome. Je dois le confesser, j’avais détesté Harry Potter and the Half-Blood Prince, surtout la fin que je refusais totalement. Maintenant, j’arrive à comprendre et je me réconcilie avec l’auteur, J. K. Rowling.
À part le fait qu’Hermione pleure trop souvent à mon goût, Harry Potter and the Deathly Hallows, le dernier tome, est un pur délice.
Puis, j’ai fait des cours de morale à partir de ma 2ème année du primaire. C’est moi qui l’avais demandé. Le cours de catéchèse m’ennuyait énormément. Je trouvais que l’on chantait trop de chansons plates. Je trouvais aussi que beaucoup ne semblaient pas comprendre le message transmis. On nous disait de se respecter et ça se criait des noms à la récréation… de vrais bébés!
Il faut dire aussi que ma meilleure amie était seule dans le cours de moral, que l’on dessinait beaucoup et que la prof apportait des biscuits, des carrés au Rice Crispies, des carrés aux dattes… Miam!! Et puis, il y avait toujours de la musique, surtout de Nathalie Simard. Le cours se donnait dans la salle à manger des plus vieux, où le village des schtroumfs était peint sur les murs.
Être en moral faisait de moi une élève étrange. À chaque début d’année, un prof m’amenait à l’écart des autres pour me demander pourquoi je n’étais pas dans le catéchisme. Mes parents me laissaient libre de participer ou non aux activités des autres. J’ai assisté à leur confirmation. D’ailleurs, j’allais souvent au presbytère quêter des hosties à M. le Curée à la grosse voix.
Au secondaire, je me suis retrouvée en moral avec «les rebels». J’ai trouvé ça difficile de côtoyer des gens qui n’avaient pas une vie aussi belle et facile que la mienne. Mais bon, ils ne m’ont pas trop détesté pour ça.
À part de ça, j’ai vu tous les vieux films de Jésus à Pâques. J’adore l’atmosphère des églises. J’ai fait 3 séjours silencieux dans des monastères lorsque j’étais au Cégep.
Aujourd’hui, je ne peux pas dire que je crois en Dieu, mais j’ai la Foi. La Foi en la vie et en l’amour. Je crois avoir des valeurs plus philosophiques que religieuses et mes convictions sont personnelles. Je serais incapable d’adorer et vénérer quoi que ce soit. Je ne pourrais pas me vouer à un culte quelconque. Pour moi, Noël est une fête familiale, elle n’a pas de signification religieuse.
Je ne pense pas que mes convictions soient meilleures que celles des autres. Les seuls avantages que j’y vois sont futiles. Je peux m’habiller comme je le veux tout en respectant les normes des lieux où je suis. Je n’espère pas un paradis et je ne crains pas un enfer. Je peux manger du porc (je l’ai déjà dit, je suis la reine du rôti de porc). Je ne suis pas obligée de traîner des objets de culte avec moi (un peu lunatique, j’aurais le stress de les perdre). Je n’ai pas besoin de me demander si le truc est béni, ou kacher, ou halal (désolée pour l’orthographe).
Je suis accommodante. Je me fiche pas mal de ce que les autres mangent ou ne mangent pas, de ce qu’ils portent ou ne portent pas. Je l’ai déjà dit, je déteste les règles. Je trouve qu’il y en a trop de lois, de règlements et de normes, pour tout et pour rien. J’aime avoir le choix. Alors je ne veux pas que les accommodements deviennent des interdictions pour moi. Ne plus pouvoir voir dehors parce que quelqu’un ne peut pas regarder en dedans. Ne pas pouvoir me baigner avec mes amis de gars parce qu’on doit séparer les genres. Je ne voudrais avoir l’impression d’être la seule à avoir des interdictions, sous le prétexte que je ne fasse pas partie d’une religion. Parfois il y a peut-être aussi des règles désuètes comme ne pas pouvoir porter de casquette alors que le foulard et le turban sont permis. Ben quoi? Je l’aime mon chapeau!
Si vous avez envie de donner une idée de ce que vous pensez des accommodements raisonnables, voici un questionnaire à remplir au gouvernement du Québec.
J’ai réussi à mettre un compteur sur mon blogue. En fait, j’ai réussi à en mettre trois, à les enlever, à les remettre. Tout ça, sans comprendre le langage HTML et sans tout détruire le blogue.
J’ai réussi à faire un en-tête (header) sans logiciel pour travailler les images, avec PowerPoint et Word seulement. Si je ne l’ai pas mis sur le blogue, c’est parce qu’il ne donne pas l’effet souhaité. Je devrai être patiente, car je dois chercher un moyen pour le corriger ou trouver un autre concept.
Ça doit être ça, un petit plaisir de la vie. Réussir quelque chose dans un domaine que l’on connaît peu ou que l’on n’est pas particulièrement doué.