Pourquoi je ne voterai jamais pour le parti conservateur…

stephenharper

D’abord, je ne comprends pas leurs politiques concernant la culture et la science. je ne comprends pas leur ignorance (ou leur aveuglement?) en matière de culture et de sciences.

Ensuite, je suis scandalisée de décisions du gouvernement Harper concernant le cas d’Omar Khadr.  J’espère que ce dernier est conscient que, si le gouvernement canadien refuse de l’aider, il a quand même l’appui d’une partie de la population. J’espère aussi qu’à sa sortie, il aura beaucoup de soutien et d’amour pour se remettre d’un tel cauchemar.

Puis, il y a leur entêtement à démanteler le registre des armes à feu. On doit enregistrer notre voiture, nos animaux et plein d’autres trucs qui ne me viennent pas à l’esprit présentement. C’est gratuit en plus! Le gros bon sens n’a que la paresse comme limite.

Il y a aussi les coupures qui se font sans réflexion évidente.

Ce parti est gouverné par des gens qui n’ont pas de vision globale, qui de saisissent pas la complexité des enjeux socio-économiques. Pour moi, c’est ça être conservateur… avoir une vision restreinte de la réalité… Ce n’est pas de leur faute. Ça ne fait pas d’eux de mauvaises personnes. Mais comment peuvent-ils prendre de bonnes décisions et minimiser les maladresses, s’ils ne perçoivent pas l’ensemble d’une situation? Comment peuvent-ils prendre de bonnes décisions, si le nombre des possibilités est limité?

Attention, je ne dis pas que de telles personnes n’existent pas au sein des autres partis, mais la plupart de celles qui les dirigent ont, disons, une réflexion plus enrichie par la culture. Elles ont lu, elles ont voyagé. Elles ont été en relation avec des gens provenant d’autres cultures. Comme dirait l’autre, c’est «tivident».

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Une merveille de la nature

716683513Il faut parfois lire des journaux étrangers pour en apprendre sur notre coin de pays. Ainsi, il y a quelques jours, j’ai lu cette nouvelle qui parlait d’un blogue montréalais controversé. Il s’agit du blogue d’une jeune maman qui a accouché d’un enfant atteint d’anencéphalie (attention images explicites). Il s’agit d’une malformation congénitale caractérisée par l’absence totale ou partielle de la voûte crânienne. En fait, l’enfant naît sans cuir chevelu, sans méninges, sans les deux hémisphères cérébraux et sans cervelet. Seule une partie du tronc cérébral (le pont et le bulbe rachidien) peut être présente et assurer la régulation de la respiration et du rythme cardiaque.

Habituellement, ces bébés naissent mort-nés mais, parfois, ils survivent de quelques heures à quelques jours. Miraculeusement, la petite fille de cette femme vient de passer le cap des 9 semaines!

Si vous regardez les vidéos mis sur le blogue, vous pourrez constater combien cette femme aime son bébé. Je la trouve bien courageuse de s’attacher autant, tout en sachant que sa petite va mourir inévitablement. Et si, par miracle, elle survivait, je ne sais trop comment imaginer la vie de cet enfant qui ne peut ni voir, ni entendre, ni ressentir douleur et plaisir, ni penser, ni coordonner ses mouvements.

Bien sûr, vous pouvez interpréter les images autrement et percevoir les signes d’une conscience chez ce bébé.

Le cerveau humain est une merveille de la nature dont les mystères sont loin d’être révélés. Si en découvrir une partie vous intéresse, j’ai trouvé ce site absolument fabuleux de l’Université McGill. Ce site, qui est vraiment très instructif, explique le cerveau et ses fonctions. On peut retrouver l’information selon trois niveaux d’explication (débutant, intermédiaire et avancé) ou répartie sur cinq niveaux d’oganisation (moléculaire, cellulaire, cérébral, psychologique et social).

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Fille indigne

Je devrais faire de mon blogue un dérivé de mère indigne. Je crois que ce soir, je pourrais être la championne des filles indignes toutes catégories.

D’abord, je n’ai pas étudié parce que j’étais trop énervée à regarder le 3ème match contre Boston. Maintenant, ma coloc comprend pourquoi je ne regarde habituellement pas les games. Comme elle a dit, non seulement les voisins du dessus ont probablement compris que le bloc n’est pas si insonorisé que ça, mais aussi ceux d’en dessous, ceux d’en face et ceux des côtés.

Mais surtout, SURTOUT,  j’ai oublié d’appeler mon père afin de lui souhaiter bonne chance pour son opération demain, lui dire que je pensais à lui et que je l’aime.

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Journée de marde!

Depuis une semaine, je suis à prendre avec des pincettes et j’ai un comportement passif-agressif. Bref, j’ai l’impression d’être insupportable.

Aujourd’hui, je me suis fait réveiller par le téléphone. Ma boss qui voulait que je remplace une collègue qui n’est pas rentrée travailler. J’ai refusé car je devais étudier. Ça l’a fait chier. Je me sens coupable et je sens qu’elle va se venger.
Le pire est que j’ai juste hâte de terminer ma session et de commencer à travailler parce que, à ce niveau-là, l’argent fait le bonheur.

Plus tard, mon père m’a annoncé qu’il avait un cancer et qu’il se faisait opérer mardi prochain. Chanceux dans sa malchance, il semble qu’il n’aura pas besoin de chimio ni de radiothérapie, mais ça devrait être confirmé dans trois semaines. Je lui ai demandé s’il était inquiet et il m’a répondu non, alors j’essaie de pas m’inquiéter non plus.

J’avais pas envie d’étudier avant, j’ai eu encore moins envie d’étudier après.

Le Canadien vient de perdre… 5-1…  Une chance que j’ai pas regardé la game! Si j’avais les joueurs devant moi, ils auraient droit au pep talk de leur vie!

Je viens de commencer mes règles. As usual, I feel fat, ugly and stupid. Bref, j’ai le moral qui vient avec… mon niveau de plaisir est aux oubliettes.

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Je ne vais pas mourir bientôt

C’est bizarre parfois le « timing ». Hier avant-midi, j’écrivais un article où je faisais allusion à une maladie chronique en ironisant sur le fait que j’allais mourir un jour. L’après-midi, j’ai  eu un cours de trois heures qui traitait de la mort.

Rassurez-vous ce n’est pas pour bientôt… la mienne du moins… à moins d’un triste accident, on ne sait jamais…

Sauf qu’il n’y a pas si longtemps, je croyais le contraire. Je me disais qu’au rythme où allaient les choses, je ne me rendrais pas à 50 ans. De toute façon, la vie devenait de plus en plus ennuyante, inintéressante, inutile. J’y aurais probablement mis fin moi-même.

Au début, malgré mon manque d’énergie et mon besoin énorme de repos, je trouvais la situation tolérable. Fondamentalement, je suis une personne plutôt contemplative. Je pouvais donc accepter de perdre mon corps. Par contre, l’idée de devenir invalide était plus insupportable, car mon côté indépendant frôle la pathologie. Je me disais que, tant qu’il me restait ma tête, tout ne serait pas si pire. Je pourrais au moins faire des choix, décider de ma vie ou de ma mort. Je pourrais lire, discuter, réfléchir.

Je pouvais également accepter la solitude, de perdre mes amis à force de dire non aux invitations ou de dire oui, puis de changer d’idée parce que j’étais trop fatiguée. Là encore, j’ai assez d’imagination pour m’occuper et faire des choses qui me plaisent en solitaire. Cependant, j’avoue que le manque de rapports sociaux m’affecte énormément. J’ai besoin d’un minimum de contacts, d’avoir des discussions, de connaître des points de vues différents. Mais je me disais que je pouvais toujours recommencer à lire pour me stimuler intellectuellement.

Avec le temps, j’ai fait une croix sur l’amour parce que je n’avais aucune énergie à mettre là-dessus et zéro libido. De toute façon, je n’envisageais plus vraiment l’avenir, j’arrivais à peine à faire les tâches quotidiennes. (Voilà pourquoi j’ai développé une expertise en procrastination!). Je ne vivais pas au jour le jour, mais heure pas heure. Je passais l’aspirateur, puis j’allais me coucher. Je dormais entre les brassées de lavage. Je ne sais pas comment je réussissais à travailler mon 8h par jour, mais après j’étais totalement K.O.! J’avais mal partout. J’avais plein de bleus sur le corps (je me cognais constamment parce que j’avais des pertes d’équilibre.). Oui, tout ça je l’avais accepté (alors ne venez pas me dire que je suis pessimiste!)

Sauf que j’ai commencé à perdre la mémoire. Pour les autres qui ne me voyaient pas régulièrement, c’était juste drôle et anecdotique. Pour moi, ça devenait inquiétant. Je devais, de plus en plus, définir les choses et  décrire les lieux car je ne trouvais plus les mots justes ni les noms des personnes dont je voulais parler. J’ai commencé à oublier des rendez-vous ou les choses que je devais faire. Je devais tout noter. Le nombre de fois où j’arrivais dans une pièce et que je ne savais plus pourquoi je venais là était trop élevé. Ça m’arrivait plusieurs fois par jour. J’avais de la difficulté à suivre une conversation parce que j’en manquais des bouts et pourtant, je n’avais jamais eu de problème d’attention avant.

Bref, à un moment donné, la fin de ma vie, je l’ai souhaité. Si je perds la tête, il me reste quoi?

Je l’ai alors imaginé la fin de ma vie. Je me voyais étendue sur un lit (parce que je dormais tout le temps), dans la désordre (car je n’arrivais plus à accomplir les tâches quotidiennes), chauve (parce que je perdais énormément mes cheveux), obèse morbide (parce que je prenais constamment du poids), la peau craquelée (car elle était extrêmement sèche), seule (parce que je n’étais plus intéressante et que j’étais devenue très lente intellectuellement), emmitouflée (car j’avais tout le temps froid), sans enfant (parce que tout le reste), sans travail (car invalide), honteuse (parce qu’incapable et inadaptée) mais surtout, surtout, j’avais oublié les meilleurs moments de ma vie.

Après avoir eu cette vision, j’ai arrêté de penser que c’était de ma faute. Que si j’étais dans cet état là, ce n’était pas parce que j’avais trop travaillé durant mes études, ni parce que j’avais manqué de soleil les années où j’ai travaillé le soir et vécue la nuit, ni parce que je mangeais moins bien et que je ne faisais plus d’exercices, ni parce que j’étais soudainement devenue paresseuse.

Rendue là, pénurie de médecin ou pas, j’ai décidé de consulter et de dire à quel point j’étais épuisée, d’expliquer tous les efforts que j’avais mis pour changer mes habitudes de vie, que je ne savais pas quoi faire de plus, que je ne me sentais pas encore en dépression mais que ça arriverait si ça continuait comme ça.

C’est comme ça que j’ai su que je faisais de l’hypothyroïdie, un problème de glande thyroïde. Une maladie qui ne se guérit pas mais qui se soigne bien. Depuis janvier, je prends du Synthroid (les info sont en PDF) et je me sens beaucoup mieux. Mon appartement est propre. Je n’ai presque plus besoin de faire des siestes. J’ai retrouvé ma vitesse au travail. Je ne perds plus mes cheveux. J’ai recommencé à m’entraîner. Les quelques bleus que j’ai viennent du kick boxing. Je dirai que j’ai encore des troubles de mémoire et de concentration, mais j’ai quand même remarqué une amélioration significative.

Alors non, je ne vais pas mourir bientôt.

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La pilule et les voisins

Depuis janvier, je dois prendre des médicaments, tous les matins, à heure fixe, au moins 20 minutes avant de manger et ce, pour le reste de ma vie. Pour rendre les choses plus dramatiques, je ne vous dirai pas pourquoi et j’ajouterai, qu’à chaque jour qui passe, je sens la mort se rapprocher… MOOOOUAAAHAHAHAAA!!!

Comme je travaille à 7h au moins une fois par semaine, je dois me réveiller à 5h tous les matins afin de prendre le dit médicament. Pour rendre les choses plus nébuleuse, je vous dirai que ces médicaments ne me rendent pas moins folle, mais ils m’empêchent de dormir la nuit, me donnent des bouffés de chaleur et font grimper ma libido de 110% (à moins que ce soit le printemps qui cause ça).

Alors ce matin, mon cadran sonne à 5h. (Là, je pourrais vous raconter à quel point je n’entends pas mon réveil tandis que tous les voisins le peuvent, mais c’est une autre histoire.) Alors ce matin, je me suis réveillée, mais plutôt que de prendre ma petite pilule blanche, je me suis convaincue que ce n’était pas une bonne idée d’aller tuer les voisins d’au-dessus et je me suis rendormie.

Bref, j’ai pris ma médication à 9h et ça me fait chhhhaque fois la même chose…  parce que je ne vais pas dormir cette nuit.

Là, je sais que vous vous demandez pourquoi j’ai des envies de tuer mes voisins d’au-dessus. C’est simple. Les voisins d’au-dessus sont des animaux NOCTURNES, principalement des mammouths et des pies. En fait, je ne les ai jamais vu, mais je les ai suffisamment entendu pour tirer des conclusions dignes des plus grands scientifiques de ce monde. D’abord, quand ils se déplacent, ils font une course qui se termine par un bond. Parfois,  ils sautent seulement. D’autres fois, ils marchent sur leurs talons d’un pas lourd et saccadé. Ils aiment particulièrement faire rouler ou glisser des objets sur le sol. Ils pratiquent plusieurs sports tels que le hockey, le déménagement de meubles, le visionnement de match de hockey extrême, Rock Band et Dance Dance Révolution. Le langage des voisins d’au-dessus consiste essentiellement à pousser des cris. Soit ils s’engueulent, soit ils émettent des « YEAH!» telle une foule dans des gradins.

Fort heureusement, ils ne semblent pas se reproduire.

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Autour de la table…

Nous étions tous réunis chez David et Rita (d’origine libanaise, les instigateurs de la soirée). À un bout de la table, il y avait Brice (le Français qui écoute du métal et qui lit des sites internet satanistes!). À sa droite, se trouvait Daniela (une Italienne et nous la soupçonnons tous de faire partie de la mafia). À la droite de Daniela, prenait place Francisco le Mexicain (nom de code : Paco). À la gauche de Brice, trônait Rita, le chef cuisinier (ici, le mot chef est lourd de sens). Puis, il y avait Constantin? Constantine? Costa? (À chaque fois, on le présente sous un nom différent! Il est Russe, drôle et charmant… sûrement un espion!) Ensuite, il y avait Crystal (une anglaise de Lennoxville, méfions-nous) et Gabriel (un autre terroriste Libanais). À mon avis, ce couple est dangereux, c’est évident! À l’autre bout de la table, le roi David (l’agent de liaison principal). À sa gauche, Valeri? Valera? Valerij? (Ukrainien et ami? ou coloc? de Costa… tout ça est trop nébuleux, c’est louche… un autre espion?). J’aimerais souligner que tous ces gens ont des liens avec le CARTEL. Enfin, il y avait Christyne et moi (deux innocentes Québécoises… si si!).

Alors je vais vous dire ce qui s’est passé. Rita avait cuisiné un copieux repas… du babaganouj, du humus avec de la viande, du poulet et des patates avec des épices secrètes, un mélande d’oeufs, d’échalottes et de quelque chose… C’est ce qu’elle a dit : « Eggs, shallot and something else… some stuff… » Rassurés, nous nous sommes rassasiés. Lorsqu’il a été servi, Costa s’est écrié «Deux morceaux de poulet! I’m special!… Oh no! Everybody got two pieces… I’m not special» Devant sa déception, je l’ai rassuré : «Ben oui, t’es spécial… tu es le seul qui a eu droit à des pantoufles! » Il a été d’accord. Comme quoi un rien suffit pour être heureux. À David qui refusait le poulet (parce qu’il n’aime pas ça… pfff… raison insuffisante, selon moi), j’ai tenté de le convaincre que c’était des ailes de dragon, sans succès.

Les bouteilles de vin semblaient illimitées. Ma coupe se remplissait toute seule (bon ok… beaucoup grâce à David, Valera et moi-même) et pourtant, David me reprochait de boire moins que d’habitude.  Mais je me souviens très bien, on a parlé de soins pour personnes agées,  de religion, d’ovnis, de la Pologne, d’un perroquet appelé Einstein…

Ensuite, il y a eu le dessert. Costa a réussi à couper un mini gateau au fromage en 11 et Daniela avait préparé de délicieuses truffes au chocolat, apparemment empoisonnées.  Gabriel et Crystal ont été les premiers à quitter. Plus tard, c’était notre tour à Christyne et moi de partir.

J’ignore la suite. Enfin, on m’a un peu raconté. Une chose est certaine, ils n’ont pas danser la salsa. C’est David qui me l’a dit.

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