I’m too sexy for…

Franchement, je trouve très difficile d’avoir une communication efficace à travers les blogues. Je suppose que je manque cruellement d’expérience en la matière. Non, mais ce n’est pas évident de comprendre et de se faire comprendre.

Un type écrit un texte dans lequel il présente une situation précise qui l’a dérangé. Cependant, il commente cette situation précise en faisant allusion à d’autres situations semblables qu’il a connu et qui l’ont aussi dérangé. Évidemment, il n’y a pas vraiment d’exemples de ces autres situations semblables. En fait, si, il y a un exemple, mais c’est juste un exemple. Il ne fait pas partie de la situation précise ni d’aucune des situations semblables. C’est flou. En lisant le texte, on trouve la situation précise légèrement choquante. On se dit «Wow! Y a vraiment quelqu’un qui a dit ou fait ça?». Puis, on se rend compte qu’il y a d’autres situations semblables alors on pense «Pauvre type, si ça arrive si souvent ce genre de situations dérangeantes, ça doit pas être facile!» Alors vient le moment de faire le commentaire.

Je me dis que j’ai envie de faire un commentaire pour lui remonter le moral ou le rassurer, dans le style «Ben noon, t’es beau, t’es fin, t’es bon pis t’es capable!». J’ai aussi envie de juste faire une joke… une joke poche probablement, mais une joke quand même. J’hésite. Je suis peut-être mieux de ne pas faire de commentaire du tout. Au fond, ce type ne me connait pas. Il est probablement susceptible, même s’il se fout de moi totalement. Surtout que, dans ce fameux commentaire, je ne pourrai pas m’empêcher d’essayer d’avoir l’air plus brillante, plus sexy, plus intéressante. (Évidemment, je vais me planter royalement. Y a juste moi qui peut me trouver plus brillante, plus sexy, plus intéressante à travers un commentaire.)

Maintenant, si je décide de laisser un commentaire, je le fais

a) sur la situation précise (c’est-à-dire que l’autre est un emmerdeur)?

b) sur ce que je comprends entre les lignes (c’est-à-dire ce type est entouré d’emmerdeurs)?

c) sur les deux? (parce que les options a et b reviennent au même : l’enfer, c’est les autres)

Je choisis finalement de faire un commentaire sur l’option b tout en essayant de démontrer que, moi, je suis différente. En gros, je dirai quelque chose comme «Ouais, ben ce sont de vrais emmerdeurs ces autres mais, moi, je suis pas comme ça parce que j’ai de la classe, un peu plus de jugement et probablement moins de temps à perdre. (Le vois-tu comme je suis sexy?)»

Plus tard, je vais voir si le type a commenté mon commentaire. Mais non. Sauf que le commentaire suivant le mien s’adresse à tous,  à coups de «Vous» et de «On» : «Vous n’avez pas compris. On parle d’une situation précise, ici. Vous sautez trop vite aux conclusions. Vous devriez nuancer vos propos. On ne connait pas la situation au complet. Vous ne pouvez pas juger que l’autre est un emmerdeur!»

Bien sûr, ce commentaire ne s’adresse pas directement @ moi. Pourtant, je me sens visée. Ai-je raison ou suis-je en plein délire? Là, je me rends compte que ce commenteux est «l’autre» de la situation précise et que j’aurais peut-être dû lire les autres commentaires avant d’ajouter le mien. Parce que ce n’était pas clair que je commentais le texte sur l’option b. Parce que les autres commentaires traitaient de l’absence de vie des emmerdeurs. Parce que mon commentaire «fitait» juste pas là-dedans.

Bref, personne n’a compris. Le type n’a pas compris à quel point je suis sexy. L’autre n’a pas compris que je l’avais complètement écarté de mon commentaire en choisissant l’option b. Ceux qui observaient l’ensemble des commentaires n’ont pas dû comprendre ce que le mien venait faire là, trop hors sujet. Mais qu’est-ce qui m’a pris?? De quoi j’me mêle?

Please leave a message after the tone.

Hi! I’m in the answering machine!!!

tags, ,

Le Roux et la confiture

Je travaillais à la boulangerie et j’étais en train de placer les baguettes chaudes que je venais de cuire. Un roux français ou un français roux (peu importe le sens, ça ne se dit pas bien, je trouve) alors un français à la pilosité rousse me demande où se trouve la confiture. Je vais lui montrer l’emplacement des confitures, situé dans l’allée 4, qui est en fait la 5ème rangée. (Posez pas de question, c’est de même!) Le client est content alors je retourne à mon département. Sur mon chemin, je croise la commis du département des viandes (que je vais nommer «La Star») qui me demande si je me suis perdue.

Moi : Mets-en que j’étais perdue! C’est un client qui m’a retrouvée. J’étais en petite boule en train de pleurer dans un coin. Il a eu pitié de moi alors il m’a montré où se trouvait la boulangerie. Je vais tellement pas souvent dans les allées. J’étais si loin. Je ne savais plus où était le nord ni le sud.

La Star : Tabouère! Je pensais que j’étais la seule à raconter des histoires, mais lààààà! Je viens de rencontrer quelqu’un qui m’accote.

Moi : En fait, c’est un client qui m’a demandé où était la confiture. Alors je l’ai frappé pour qu’il arrête de me poser des questions…

La Star : Ah bon. Pis j’imagine qu’il insistait alors t’es allée y montrer où elles étaient?

Moi : Ben non, je suis allée me débarasser du corps dans le tombeau (grand congélateur). Je l’ai caché sous la pizza en spécial.

La Star : Oook! J’aurai pas le choix de te stooler…

tombeau

C’est quand même grand ces congélateurs!

tags, ,

Ah, ce Banville!

Il n’est pas vite vite!! Ça fait presque 15 semaines qu’on essaie de lui faire comprendre.

tags, ,
!!!!!!

Si quelqu’un pouvait voir ma face présentement, il verrait que je suis en état de choc. Grâce à ma soeur Demi, je viens d’apprendre que j’ai déjà  eu un kick sur Rufus Wainwright!!!

I’m a runnin – Rufus Wainwright

Bon, mon souvenir est vague. Je crois que tout le long du film «Les Aventuriers du timbre perdu» j’ai le kick sur un autre personnage (que l’on ne voit pas dans la séquence), mais il me semble que rendu à la chanson, je n’étais plus fidèle.

tags, ,
Tant qu’à raconter des niaiseries

C’était mon dernier jour de caisse hier. Quel soulagement! Hier encore, un type me réprimandait comme si j’étais la pire délinquante parce que j’avais compté 8 maïs plutôt que 6. J’avais l’impression d’avoir égorgé ses enfants ou vidé son compte de banque. Enfin quoi? Ça se corrige une erreur. J’essaie de faire vite. Parce qu’un client qui attend plus de quatre minutes à la caisse trouve ça trop long. À l’express, je peux passer un client à la minute. Sauf que, disons à tous les 10 minutes, il y a une situation qui prend plus de temps. Par exemple, lorsque le téléphone sonne (auquel je dois répondre avant la 3ème sonnerie) ou quand les clients ont des loteries à valider et à acheter. Mais ça l’a pris deux secondes corriger mon erreur de maïs. Sauf que le type me prend pour une voleuse maintenant. Ma réputation est complètement détruite! (pour 0,50$ de maïs) DOH!

Parlant de client, ça fait étrange de servir son pharmacien. Encore heureuse d’avoir jamais rencontré mon médecin. Surtout s’ils sont accompagnés. Dans ces moments-là, t’espères qu’ils respectent vraiment le secret professionnel. Sinon, j’imagine la conversation. «Tsé la fille à la caisse là. Ben  blablabla maladie mentale… blablabla maladie contagieuse… blablabla maladie transmise sexuellement… blablabla complètement droguée…» (Hey ho, je parle pas de moi là!) Après quelques fois, la gêne se dissipe. Tellement, que je suis allée renouveler ma prescription de médicament avec mon uniforme sur le dos. Je devrais préciser que la propriétaire de la pharmacie où je vais est une ancienne copine du secondaire. En plus, j’ai travaillé avec la fille qui fait son internat en pharmacie. Pendant ses études, elle travaillait avec moi à la boulangerie de l’épicerie où je suis présentement. Hier, ils étaient tous présents derrière le comptoir. C’est le gars qui s’est précipité pour me servir. (Je vous laisse interpréter cette dernière information.)

Hors propos : Jeudi dernier, je suis allée marcher à la tourbière au Grand lac St-François. Il faisait chaud et humide. Aucune piqure de moustique. Depuis que je suis de retour à Sherbrooke, ils font de l’acharnement sur moi. Si je pouvais, je porterais plainte pour agression cutanée.

tags, , , , ,

Les Grandes chaleurs

Aaaaaah la la! J’suis pu capable! J’endure pas les chaleurs accablantes! Je suinte de partout. C’est dégueulasse. J’ai un début de nausée et de mal de tête. Je bois et je pisse, c’est tout ce que je peux faire. J’ai envie de me déclarer malade à la job. En plus, je n’aime pas travailler avec la responsable de soir. Elle est bien gentille, mais j’ai l’impression d’avoir 2 ans lorsqu’elle me parle (ou bien, c’est elle qui a l’air d’avoir 2 ans quand elle parle).

Les grandes chaleurs, c’est insupportable… et je ne parle pas du film car je ne l’ai pas vu. Par contre, j’ai vu la pièce de théâtre à Thetford. C’était bien. C’était drôle. Les acteurs étaient bons. Le texte était correct. Bref, un bon théâtre d’été.

Mes super parents m’ont ramenée à Sherbrooke. Avant d’entrer dans la ville, j’ai expliqué à mon père : «Attention, ici, le code de la route, c’est pour les touristes seulement. Tu vois ce gars qui recule dans un sens unique en se disant que c’est certainement moins dangereux parce que, même s’il roule à contre sens, son char lui, est dans le bon sens… ben, il est de Sherbrooke. Donc, il connait bien cette rue alors c’est beaucoup moins dangereux. Tu vois ce camion qui bloque un coin de rue, qui avance et recule, passe sur sa rouge et, par le fait même, nous coupe alors que nous avons la verte pour continuer tout droit… ben, il est de Sherbrooke. Il peut faire ce qu’il veut parce que c’est chez lui. Pis, il paie des taxes le bonhomme! Ça fait que hein! Il peut bien conduire en zouf s’il le veut. Bon là, papa, c’est certain que tu te fais klaxonner. Tu viens de te rendre compte que la voie où tu te trouves tournes à droite seulement, mais toi, tu dois continuer tout droit. Alors ralentir pour changer de voie, ça se fait pas. T’es pas Sherbrookois, t’as pas le droit. La police? Quelle police? Jamais sur la route, sauf pour faire la circulation le temps d’un festival. Sinon, ils font du bureau… à l’air climatisé, je suppose. Mais bon, on voudrait surtout pas un état policier.»

Non, non, non, on voudrait pas ça. Et je ne dirai rien sur l’idée de nommer un parc Freddy Villuaneva. Parce qu’il a beaucoup donné à sa communauté. Je ne dirai rien sur le reste de l’actualité. Il fait trop chaud là. Mon portable dégage de la chaleur. Je m’énerve.

Hier, en attendant l’autobus, un type, un super beau gars, est venu me jaser. Tout allait bien jusqu’à ce que je me lève, la robe humide, collée sur les fesses. La marque de sueur que j’ai du laisser sur le banc. De toute beauté! J’imagine.

Cette température, c’est anti-sexe. Je déteste.

tags, , , , ,

Manquer de jugement

Je ne comprends pas pourquoi on s’acharnerait sur les parents qui ont laissé conduire leur garçon de 7 ans à 40 km/heure (au moins). Ils ont manqué de jugement, c’est certain. Pourtant, à tous les jours, je vois et j’entends des gens qui manquent de jugement et personne n’en fait cas. Vous savez comme ceux qui dépassent en zizaguant sur les routes, ceux qui conduisent à plus de 120 km/h sur l’autoroute, ceux qui «oublient» leur clignotant, ceux qui coupent les autres, ceux qui te collent au cul, ceux qui stationnent en double, ceux qui font du car surfing… C’est fascinant le nombre d’individus qui peuvent chialer contre ceux qui vont trop vite dans leur petite rue paisible, mais qui font de l’excès dans les rues de leurs voisins (ou n’importe où ailleurs).

Le père du garçon se défend en disant que c’était une rue tranquille où il n’y a jamais de voiture qui y circule. Comme l’a si bien dit ma coloc : «Ben oui, ils ont construit une route mais personne ne l’emprunte. T’es probablement le seul à connaître son existence.»

Parlant de car surfing, voici ce que j’ai lu dans le «statut» d’un ami facebook :

«pendant qui a des gens en attente de greffes,d autres profite de la vie en se tuant en essayant de “surfer“ sur un char……..tu l`as mérité!!»

Bon, je ne suis pas en accord avec le «tu l’as mérité»… mais ça ne prend pas une diseuse de bonne aventure pour prédire comment risque de se terminer ce genre d’activité. Je trouve qu’il y a tout de même un peu de sagesse dans ce commentaire.

PS: J’aurais pu donner des exemples de manque de jugements de la part de piétons ou de cyclistes aussi. Par exemple, des piétons qui traversent la rue n’importe où,  des cyclistes qui circulent à contresens ou sur les trottoirs. Si je les ai omis, c’est uniquement pour une question de cohésion dans le texte.

tags, , , ,

Perle

Ma coloc avait étendu ses vêtements sur un support à linge sur le balcon À un moment donné, je jette un oeil dehors et je constate qu’il ne reste qu’une chemise sur le support. Avant de l’affoler en lui disant que ses vêtements sont envolés, j’ai voulu lui demandé si elle les avait repris.

Moi : «As-tu sorti tes vêtements?… de l’extérieur, je veux dire.»

Ouais, je sais… parfois mon cerveau fonctionne tout croche.