RIP my little pigeon

Vendredi dernier, j’ai fait euthanasier Gamine, qui avait le diabète.

Gamine1

Ce fut la pire décision à prendre de ma vie.

Parce que je n’avais pas l’argent pour poursuivre le traitement. Parce que mon horaire trop instable rendait son traitement plus ou moins efficace. Parce qu’il n’y avait personne pour s’occuper d’elle pendant mes absences.

Parce qu’elle était très attachante. Parce que son heure n’était pas réellement venu. Parce que je vais m’ennuyer de sa façon de trotter, de ses roucoulements et de ses miaulements qui ressemblaient à de petits cris.

Souvenirs pour ma famille et moi : Gamine et Chanel

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Résignation vs Enthousiasme ou Pourquoi je fantasme sur Obama

Je vis un conflit interne présentement. Je suppose qu’il s’agit d’un signe de changement profond. Depuis longtemps, je vis avec la croyance que, pour me sentir complet en tant qu’être humain, je dois conserver deux capacités fondamentales (à mon avis) soit la capacité d’indignation et la capacité d’émerveillement. Sans cela, je ne serais qu’un zombie.

Étant un être totalement imparfait, il m’arrive trop souvent de tomber dans le cynisme et l’ironie. (Le pire est que j’aime ça!) Cependant, cet état m’éloigne, à la fois, de mes potentiels d’émerveillement et d’indignation. Je deviens alors apathique.

Je comprends que l’abandon, c’est-à-dire l’acceptation de tout ce qui est, n’est pas mauvais en soi car il est le précurseur de l’action intelligente, de la créativité. Sauf que je n’y arrive pas souvent. Je tombe plutôt dans la soumission et la passivité.

Aussi, j’ai l’impression que l’indignation entre en conflit avec la recherche de paix intérieure, ce besoin qui, je crois, est le vecteur de tous mes choix et de toutes mes actions. Il semble que mon agressivité soit, trop fréquemment, un moment de résistance douloureuse. Ma seule consolation est que ces moments semblent durer de moins en moins longtemps.

Je m’indigne devant l’impossible. Je m’oppose au refus fataliste. Je crois au changement, à l’amélioration, à l’évolution. Je déteste la stagnation ou le statu quo dans l’inconfort. La résignation me donne la nausée. Je suis loin de la paix intérieure.

Alors, je pense que j’ai besoin d’un Barack Obama dans ma vie. J’ai besoin d’un guide, d’un soutien, d’un espoir. Pourtant, au fond de moi, je sais que ce que j’ai réellement besoin, c’est de faire un Barack Obama de moi-même. Que dis-je j’ai besoin d’être un Barack Obama!

Malgré tout, après cette illumination, je suis toujours moi-même. Je ne me sens pas portée par une énergie nouvelle et régénérante qui pousse vers l’avenir avec un sentiment d’allégresse. Il me manque l’enthousiasme qui permet de réaliser de grandes choses. Et ça ne me réconforte pas du tout de constater que ce manque d’enthousiasme affecte une grande partie de la population.

Alors, je repense que j’ai besoin d’un Barack Obama dans ma vie. Pour raviver la flamme en moi. Que de pression pour une seule personne! Que d’injustice! Quel rôle, à la fois grandiose et ingrat. Car, lorsque je serai devenue un Barack Obama, je n’aurai plus besoin d’un Barack Obama. Car s’il ne réussit pas, je le blâmerai, lui, qui n’aura pas su accomplir SA tâche, pourtant si claire, si explicite.

Ah la la! Je ne suis pas comme ça! Je ne veux pas être comme ça!

Je suis un Barack Obama! Je suis un Barack Obama!

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Majeure et vaccinée

J’ai reçu mon vaccin aujourd’hui.

Puisque j’ai une maladie chronique, je faisais partie des groupes à risque ciblés. On ne connait pas les causes de l’hypothyroïdie, mais il est possible que ce soit une maladie auto-immune. Je me suis demandée si je devais prendre ou non le vaccin. Je me suis demandée lequel de la grippe ou du vaccin m’inquiétait ou me dérangeait davantage. J’ai considéré qu’il était très possible que j’aie la grippe. J’ai jugé que les complications liées à la grippe étaient plus probables que les risques liés au vaccin.

Je me suis beaucoup informée sur le sujet. J’ai compris qu’il y avait peu d’étude concernant les risques des adjuvants sur les personnes ayant des maladies auto-immunes. J’ai également appelé Info-Santé (811). J’ai déduis que les personnes d’Info-Santé ainsi que les personnes sur les lieux de la vaccination ont des directives précises à suivre. Ils ont peut-être des avis personnels sur toutes ces questions, mais ils suivent les consignes. J’ignore s’il aurait été possible d’exiger un vaccin sans adjuvant. J’ai décidé de prendre le vaccin régulier.

Aujourd’hui, en plus du vaccin, d’autres événements ont menacé mon intégrité et/ou ma santé physique. La cigarette des mamans qui venaient vacciner leurs enfants asthmatiques (je n’invente rien), l’infirmière, sans masque, qui avait une toux sèche ainsi que le chauffeur de l’autobus, dans lequel je prenais place, qui a tourné à droite sur un feu rouge alors que c’était clairement interdit.

J’ai reçu mon vaccin aujourd’hui.

J’aurais aimé être accompagnée car la file d’attente me semblait longue (mais l’attente ne l’a pas été). J’aurais aimé être accompagnée parce que c’était très bruyant. Je n’arrivais pas à me concentrer sur ma lecture alors j’aurais aimé jaser. Mais bon, tant pis.

J’ai reçu mon vaccin aujourd’hui.

Je n’ai pas eu mal lors de l’administration ni après. J’ai attendu les 15 minutes règlementaires et il ne s’est rien passé. J’ai pu aller à mon entrainement de kickboxing sans problème. Maintenant, j’ai un peu de douleur au niveau du site d’injection, surtout quand je bouge mon bras. Je devrais survivre.

De toutes façons, même si je développais autre chose plus tard, il y a peu de chance que je puisse lier cette chose à mon vaccin. De toutes façons, aujourd’hui, la fumée de cigarette, de bois de chauffage et des voitures m’affecte bien davantage et tout le monde s’en fout. De toutes façons, je pourrai toujours blâmer ma génétique, la malbouffe, la crème glacée, le manque d’exercice, le smog, les pesticides, les organismes génétiquement modifiés, les pluies acides, les déchets nucléaires…

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