Invitation

Si jamais vous m’invitez à votre mariage, je ne m’attends pas à moins que ça comme invitation :

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Encore du talent!

Une autre découverte vu sur 100Intérêts… Un photographe talentueux, Benoit Paillé, et son album-photos Stranger.

J’ai reconnu quelqu’un… un ancien collègue de travail qui m’appréciait suffisamment pour me rapporter des souvenirs de voyage… En plus, certains visages me semblent familiers… c’était mon quotidien à Montréal… croiser des inconnus familiers…

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Création

Vu sur 100intérêts,

très beau, très touchant…

The Third & The Seventh from Alex Roman on Vimeo.

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De la justice et des hommes

Peut-on être juge et manquer de jugement? Sinon, est-ce que ce serait les journalistes qui ne rapportent pas assez d’éléments afin que l’on puisse déterminer s’il y a eu justice dans cette affaire?

Parce qu’il n’y a pas eu de procès, on ne peut connaître les détails de la situation. Ainsi, on ignore de quels types d’abus sexuels il est question : attouchements, violence, viol, agression… L’agresseur, ERIC TILLMAN,  s’est reconnu coupable d’agression pour éviter à la victime de comparaître (comprendre qu’il ne voulait pas que les détails de l’affaire soient rendus publics). Oh, comme j’ai pris soin de mettre son nom en évidence, à côté du mot agresseur car, dans cette affaire, il est un agresseur. Selon moi, quand le système ne rend pas justice, quand un agresseur ne reçoit pas de peine, de punition ou de sentence à purger, l’étiquette mérite d’être porté, non? (Doit-on en venir là? Les victimes devront-elles se faire justice quand le système ne le fait pas?) Soyez certains, si je me retrouvais dans une telle situation, je raconterais mon histoire et je nommerais mon agresseur et le juge. Je crois que ça ferait partie de mon processus thérapeutique.

Le juge offre l’absolution pour qu’un agresseur puisse continuer de travailler au Canada. Personnellement, en tant que Canadienne, je trouve que le juge vient de rater une chance de se débarasser d’un agresseur. Est-ce que l’on a pensé à la victime dans ce jugement? Est-ce que l’on a pensé aux autres victimes potentielles dans ce jugement? Est-ce que l’on a pensé à la justice dans ce jugement?

L’agresseur, ERIC TILLMAN, était sous l’influence d’un médicament prend-t-on la peine de spécifier. J’aimerais bien savoir de quel médicament il s’agit. J’espère que ce médicament n’est pas en vente libre, qu’il nécessite une ordonnance et que les personnes qui le reçoivent sont constamment surveillées. J’aimerais connaître ce médicament afin d’éviter d’en prendre, d’en donner à mes enfants et de prévenir mon père, mon frère, mes amis. Est-ce que ce médicament, qui fait perdre tout contrôle de ses actes et toute responsabilité de son jugement, affecte également les femmes? Y a-t-il beaucoup de médicaments qui ont les mêmes effets?

Je suis très inquiète… plus que ça, j’angoisse! J’ai l’impression que mon intégrité physique est en danger. Je devrais peut-être demander la liste des médicaments de mes conjoints, amis et collègues afin d’assurer ma sécurité. Je devrais aussi vérifier si mon employeur et l’université ont prévu des mesures afin de minimiser les risques que pourrait représenter un collègue sous l’influence de tels médicaments.

Je suis en colère. Vraiment, je ne comprends pas. L’agresseur, ERIC TILLMAN n’est responsable de rien? Qu’est-ce qui justifie cet absolution? Sérieusement, la plupart des agresseurs sont des travailleurs qui paient leurs factures, qui font des blagues lors d’un souper entre amis, qui font des dons à des causes nobles, qui aident parfois leurs prochains… du ben bon monde… La plupart des criminels sont comme ça. Mom Boucher était comme ça aussi, un ben bon Jack. C’est une ex-femme de Hells qui me l’a affirmé.

L’agresseur, ERIC TILLMAN n’est responsable de rien? Vraiment?

Je me demande qui décide et comment on décide qui est responsable de ses actes. J’imagine que sa mère ne l’a pas élevé convenablement afin de discerner les comportements sexuels adéquats et inadéquats. Je suppose que si ses soeurs ou les filles de sa classe n’avaient pas si bien performées, un homme ne se sentirait pas humilié et ne chercherait pas à humilier une jeune fille. Si sa première petite amie ne s’était pas moquée de son inexpérience, un homme ne resentirait pas le besoin de se venger. Si sa femme s’était montrée prévenante et affectueuse dans le lit conjugal, un homme n’aurait pas agit de façon inconvenante envers une mineure. Si cette jeune fille n’avait pas été si bien développée aussi, un homme n’aurait pas commit ces agressions.

Au moins, je sais que mon père n’aime pas cette image que l’on renvoit de l’homme… de la pauvre bête incontrôlable, implulsive et irresponsable. Une fois, je lisais un article qui rapportait une autre cause judiciaire. Une vedette rock était accusée d’agression sexuelle sur une groupie. Cette dernière, vêtue très sexy, avait suivi la vedette jusqu’à sa chambre d’hôtel. Pour sa défense, la vedette croyait que le fait que la fille était nue dans son lit était un consentement pour des relations sexuelles. Dans l’article, on spécifiait que tous deux avaient consommé drogues et alcool. Puisque tout dans cette article décrivait la situation d’une telle façon à rendre coupable la fille, j’en avais déduis qu’elle avait effectivement cherché le trouble. Bref, si je m’habille convenablement (mais c’est quoi convenable?), si je ne vais pas dans une chambre d’hôtel avec un étranger, que je ne me déshabille pas et que je ne vais pas sous les couvertures avec un homme, que je ne prends pas de drogue ni alcool, je ne serai jamais agressée. Car ces substances déresponsabilisent les agresseurs, mais pas les victimes. L’argument-j’étais-saoule-et-droguée-comment-pouvais-je-donner-un-consentement-éclairée-votre-honneur ne semble pas justifiable alors que l’argument-j’étais-saoul-et-drogué-comment-est-ce-que-je-pouvais-contrôler-mon-sexe-votre-honneur paraît moins contestable. Assez facile de suivre ces règles si simples et évidentes. Alors cette fille avait fait la pute, l’agace et elle a eu ce qu’elle méritait, l’imprudente écervelée.

Bon, j’admets ne pas avoir employé ni même pensé en de tels termes, mais j’étais convaincue que cette groupie avait joué avec le feu. C’était d’une évidence, non? Je dois dire que j’ai rarement vu mon père se mettre dans une telle colère. Il a froncé les sourcils, il a pris sa grosse voix, il s’est mis à gesticuler et, en appuyant chaque mot d’un coup sur la table (être une femme, on l’aurait qualifié d’hystérique, je crois), il a dit : «Une fille peut être toute nue dans un lit et CHANGER d’avis. Une femme a le droit d’avoir souhaité des relations sexuelles et, pour toutes sortes de raisons ou sans raison, ne plus en en avoir envie à N’IMPORTE QUEL MOMENT! Est-ce que tu crois qu’une femme aurait le droit de sacrer des coups de pelle sur la tête d’un homme parce qu’il ne bande pas ou parce qu’il ne veut pas avoir de relations sexuelles?»

J’ai compris papa.

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L’Empathie, ça se développe

Encore une fois, je me sens interpellée par le billet d’un autre blogueur. Je vais devoir me rendre à l’évidence, je suis un parasite de la blogosphère. Cette fois, il s’agit du Voyou du bayou qui a pris la résolution de devenir empathique. C’est une belle résolution, tout un défi!

En psycho, on tente de nous faire comprendre la différence entre enpathie et sympathie, deux concepts que les gens confondent beaucoup.

On fait preuve de sympathie quand on partage les émotions de l’autre, par exemple quand on éprouve le même sentiment envers une personne amoureuse de soi. Quand l’autre raconte sa peine, on ressent sa peine, comme lorsqu’on pleure en même temps qu’un personnage de film. Quand l’autre parle de ses problèmes, on se les approprie. Et là, on est submergé, envahit! Totalement insupportable! On a assez de ses propres problèmes, on n’a pas envie de vivre ceux des autres! Non? Pas vous?

Comme le Voyou l’explique, être empathique consiste à comprendre l’autre, mais cette compréhension doit se faire sans parti pris et sans juger. Être empathique, c’est reconnaître que l’autre a ses raisons d’agir et de penser d’une certaine façon parce qu’il a son propre système de références (croyances, valeurs, sens, apprentissages, connaissances, etc.). Être empathique permet ainsi de comprendre les actes, les propos, les choix, les décisions, les joies et les souffrances de l’autre sans juger l’individu lui-même.

Toutefois, comprendre ne signifie pas approuver, admettre, adhérer ni être complice des valeurs, des croyances ou des comportements de l’autre. Autrement dit, on peut désapprouver une valeur, se dissocier d’une croyance ou condamner un comportement, sans juger la personne. Par exemple, ce n’est pas la personne qui est bonne ou mauvaise, mais sa décision, son choix, son comportement, etc.

L’Empathie, ce n’est pas de la condescendance. Être empathique, ce n’est pas juger si l’autre est un imbécile ou non, s’il a raison ou tort. Ce n’est pas observer les pensées et les comportements de l’autre avec notre propre système de références. Et pour connaître le système de références de l’autres, ça demande du temps. Il faut le laisser parler, le questionner, surtout il faut pouvoir se reconnaître en lui. L’empathie, ça s’apprend, ça se pratique… tout comme on peut développer ses connaissances en économie.

Ainsi, on peut croire qu’il est évident que, personnellement, on aurait jamais agit ou pensé de telles façons dans cette situation précise. Toutefois, il faut reconnaître que l’on a certainement vécu un moment où l’on a pris une décision, malgré un manque de connaissance et de compétence.

(…)

Et moi, j’ajoute, impertinente… par chance, il y a habituellement quelqu’un encore plus responsable ou des circonstances atténuantes pour expliquer les mauvais choix que l’on a faits et les conséquences négatives qui ont suivi.

Fin de la théorie.

Maintenant, j’ai envie de m’amuser un peu et d’imaginer le type dont il est question. Évidemment, il ne s’agit pas d’empathie puisque je ne connais pas ce gars, j’ignore complètement son système de références.

D’abord, il doit être à une étape de sa vie où il semble normal d’investir son argent, surtout si ses revenus sont dans la moyenne ou légèrement au-dessus de la moyenne. Ce gars a probablement un niveau d’éducation moyen et il fournit un effort suffisant pour demeurer à jour et socialement compétant pour s’adapter à son environnement, mais sans plus. (Ça pourrait être beaucoup de gens, non?… Conformistes!)

Dans la vie quotidienne, ça sert à quoi de savoir si McDo est une compagnie canadienne ou américaine? De toute façon, il pense que l’ON se fait fourrer anyway, mais il ne sait pas par qui ni comment exactement. (systèmes corrompus, théorie du complot, le pouvoir n’appartient qu’aux méchants riches). Une chose est certaine, il ne s’inclut pas vraiment dans ce système de crosseurs, même s’il vole des brocheuses ou du temps, parfois pas souvent, à son employeur. De toute façon, tout le monde le fait, non? (Personnellement, je trouve cette logique d’une tristesse. La personne légitimise ses vols parce qu’elle sent flouée. On tombe dans un cercle vicieux où le vol devient systémique.)

Comme tout le monde, il sait que l’argent ne fait pas le bonheur, en autant qu’il se perçoive plus riche que les autres, alors il a l’impression d’être mieux.

Mais bon,  le gars ne s’intéresse pas à la bourse, mais à l’argent. Ça ne l’intéresse pas de savoir d’où il provient ni de faire plus d’efforts pour l’obtenir. Il y a un peu de pensée magique dans cette conception, mais elle est «répandue». D’ailleurs, s’il perdait son argent, ce ne serait pas de sa faute. Ce ne serait pas parce qu’il n’y connait rien et qu’il ne s’est pas informé, mais parce que les autres sont des escrocs, parce que l’économie c’est n’importe quoi gérée par une bande de clowns ou bien parce que c’est la crise, la récession, etc.

D’ailleurs, attribuer ses déboires à des facteurs externes, tout comme se comparer aux autres et conclure que l’on est évidemment meilleur permet de préserver son estime de soi. C’est humain et tout à fait normal. En général, les gens sont contents de constater qu’ils sont comme les autres, normaux, mais un peu mieux tout de même.

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